24.10.2008
Une nuit avec Lo Lieh
Samedi à dimanche à partir de minuit
Cinéma Mercury
La nuit blanche des dix ans s'achèvera avec une des plus belles réussites de la Shaw Brothers, le studio chinois légendaire des films d'arts martiaux et de WuXiaPian (films de sabre) des 70's.
La main de fer (King Boxer)
Un film de Cheng Chang-Ho – Hong-Kong – 1972 – 104 min. couleurs – Production Shaw Brothers.
Avec Lieh Lo , Wang Chin-Feng , Wang Ping , Hsiung Chiao et Lin Tung
Le jeune Chi-hao est envoyé en ville pour s'entraîner sous la direction d'un maître d'arts martiaux réputé. Affecté dans un premier temps aux tâches domestiques, il acquiert progressivement les bases d'un style de combat qui pourrait faire de lui le vainqueur potentiel d'un tournoi très attendu. Mais un chef de clan sans scrupules, accompagné de son fils, met tout en oeuvre pour supprimer ce rival et les autres membres de son école, allant même jusqu'à engager une bande de mercenaires japonais pour les provoquer régulièrement. Chia-hao est victime d'une embuscade et se fait briser les deux mains. Infirme, il perd tout espoir de pouvoir pratiquer à nouveau les arts martiaux, jusqu'au jour où son maître consent à lui enseigner la redoutable technique de "La Main de fer"...

S’il n’y avait qu’un film de kung fu des années 70 que vous deviez voir, ce serait sans aucun doute La main de fer. Ce bijou kitsch et très divertissant possède tous les ingrédients pour ne pas s’ennuyer. Une mise en scène très correcte, des combats violents à souhait, un nationalisme chinois anti-japonais caricatural à en être comique, une nihilisme inattendu, et la fameuse "main de fer". Parlons-en ! Cette technique de combat est enseignée au jeune héros pour défendre la justice. Dès qu’il la met en oeuvre, ses poings clignotent comme des gyrophares, et la scène est ponctuée de leitmotiv sonores funky à mort ! Difficile de garder son sérieux en visionnant cette classique histoire de justiciers.
Emmanuel Deslouis (Eurasie.net)
Le premier énorme succès en France pour un film de kung-fu, c'est bien sûr le mythique Main de Fer de l'obscur réalisateur (taïwanais !) Cheng Chang Ho. Et force est de reconnaître que non seulement c'était tout à fait mérité pour l'époque au regard de certains autres succès en France mais aujourd'hui encore il se regarde avec autant de plaisir tant il est bien construit, joué et filmé de façon impeccable.
Stéphane Pons (East Side Stories)

08:24 Publié dans Nuit blanche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cheng chang-ho
17.10.2008
Une nuit avec... Nathalie Richard
05:49 Publié dans Nuit blanche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nathalie richard
06.10.2008
Une soirée, c'est trop court !
Samedi 25 / Dimanche 26 octobre à minuit
Cinéma Mercury
Dix ans, des amis. Une soirée, c'est trop court, carte blanche à nos amis d'Héliotrope.
Dans le cadre de la Nuit blanche du cinéma des Rencontres, l'association Héliotrope propose : « Le salon des refusés » : une sélection de courts métrages non sélectionnés au dernier festival de Nice. Une séance de rattrapage pour 6 courts métrages marquée par l’ironie, l’absurde, l’enfance, la famille et la musique pop.
Missing de Mathieu Donck -Belgique / 2007 / 15 min - Production : K2
Bernard mène une vie banale et monotone. Un soir, Bernard reçoit un avis concernant sa propre disparition…
Le créneau de Frédéric Mermoud - France / 2007 / 13 min - Production : Tabo Tabo Films
Camille et Hervé se rendent à un dîner chic. Naturellement, ils sont en retard. Camille est au volant, concentrée, à l'affût d'une place de parking. En vain, malgré l'oeil de lynx de Hervé qui rumine.

Même pas mort de Claudine Natkin - France / 2007 / 16 min - Production : Kazak productions / Aurora films
Chloé, dix ans, joue au foot, crache, ne pleure jamais, ne supporte pas les autres filles, les pleurnicheuses. Un jour, Marie, jolie petite blonde acidulée, participe pour la première fois aux jeux virils de Chloé et de sa bande de garçons.

La saint Festin de Anne-Laure Daffis -France / 2007 / 16 min / Animation : dessin sur papier, Ordinateur 2D - Production : Lardux films
Hourrahhhh ! Demain c'est le 40 Novembre ! C'est la Saint Festin, la grande fête des ogres, alors si vous n'avez pas encore attrapé d'enfant dépêchez-vous et ... bonne chasse

Hom, heart of mine de Franck Vialle - France / 2007 / 19 min - Production : Le deuxième souffle
Un architecte consciencieux en proie à ses déboires affectifs, l'état des lieux d'une maison à venir, un groupe de pop moderne parachuté en pleine forêt, la mélancolie familiale autour de cet enfant bienvenu...

“Afrique !” de Hervé Lavayssiere - France / 2007 / 13 min - Production : Nobody
Une petite famille se retrouve sur le quai d'une gare de campagne. Pas âme qui vive, excepté eux. Très excités, ils attendent le train qui doit emmener Marcel et Annie vers une destination exotique... L'attente débute...

23:25 Publié dans Nuit blanche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : héliotrope
01.10.2008
Primrose Hill
25/26 octobre Nuit blanche du cinéma
Cinéma Mercury - Nice
Pour vous présenter Primrose Hill, le film de Mikhaël Hers découvert à Clermont Ferrand, voici le texte publié de retour d'Auvergne sur Inisfree.
Avec le recul, c'est Primrose Hill de Mikhaël Hers qui s'impose à moi comme le film le plus fascinant de cette édition. Il a pourtant à la base bien des éléments peu enthousiasmant : quatre jeunes musiciens dans le vent parisien, sur le fil de question existentielles, un filmage en lents travellings façon Gus van Sant, voix off et plans séquences. Et puis cette scène essentielle du dernier tiers qui me pose problème.
Primrose Hill est une colline du côté de Regent Park, à Londres, dont l'image est liée à l'oeuvre de nombreux artistes, des musiciens notamment comme les groupes Madness, Blur ou Oasis. C'est également là que se termine le roman de H.G.Wells, War of the world. Bref, cette colline est parcourue un jour d'été par cinq amis, unis par leur amour de la musique pop (anglaise évidemment) et de rêves communs comme monter un groupe et déchaîner les foules. Quand le film commence, quelques années ont passé et ils ne sont plus que quatre à déambuler sur la colline du parc de St Cloud. C'est l'hiver. La musique est toujours là, mais l'énergie a disparu qui devait porter les rêves. Dans l'un des premiers plans, nous les voyons ranger leurs instruments. Tout est dit.
Primrose Hill est construit de lignes qui suivent des trajectoires parallèles. Les amis marchent côte à côte, deux par deux. Il y a Londres et Paris, l'été et l'hiver, la voix off de l'absente venue du passé, aux phrases ciselées, et les dialogues du présent, denses et directs. Le film a beau être bavard, il laisse tout l'espace nécessaire à ce qui se joue entre les personnages : l'inexprimé de leurs sentiments, perte, amitié, amour, rage, impuissance, espoir. Ces sentiments trouvent leur expression dans la remarquable ambiance hivernale qui baigne le film. Le parc est baigné d'une superbe lumière douce et triste, on sent le froid et l'humidité. La photographie est de Sébastien Buchmann. La mise en scène les enveloppe de longs mouvements élégants, de larges cadres, et laisse les plans durer. Et ainsi ils vont, résolument, un rien butés, tout en donnant l'impression que leur périple les fait tourner en rond.

A un noeud de leur existence, ils croisent différents possibles. C'est la jeune mère de famille et la vie rangée, c'est le jeu de ballon et le maintient dans l'enfance, c'est la scène de l'hôpital et la dérive. C'est la tentation de la résignation. Ou de la fuite comme Sonia, jouée par Jeanne Candel, qui joue en province (Marseille ?) avec un groupe appelé les Gavroches Plutonium. C'est une pragmatique. Dans le groupe, le plus acharné à préserver le rêve, c'est Stéphane, joué par Hubert Benhamdine, le frère de la disparue qui accepte d'autant moins un nouveau déchirement. Thibaud Vinçon joue Xavier, celui qui malgré son allure de breton costaud, est sans doute le plus faible, déjà désabusé. Il montre à travers ses réflexions sur ses clients (il est disquaire) qu'il rejette ce qu'il a été. Joëlle est la plus lucide, l'interprétation tout en finesse et en charme de Stéphanie Daub-Laurent vient de lui valoir un prix d'interprétation. C'est elle qui va pouvoir proposer à Stéphane une porte de sortie.
Le film va se résoudre quand les lignes vont enfin se croiser. Joëlle et Stéphane vont se retrouver dans une petite chambre et va se jouer une très belle scène problématique. Il leur faut beaucoup d'énergie pour vaincre la pesanteur de leurs corps et rompre la force d'inertie qui les tient à distance. Ils se touchent enfin, au terme d'un suspense sentimental filmé avec tendresse et grâce. Je me serais presque cru chez Capra du côté du téléphone. Ils s'embrassent. Hers joue alors de petites touches de comédie. Elle met un disque. Il en change. « Tu veux me faire une sélection ? » ironise-t'elle. Ils se déshabillent puis s'étreignent. Et là, j'aurais aimé que la caméra se retire sur la pointe des pieds, avec délicatesse. Mais non, elle reste pour le plan séquence. On pourra argumenter que c'est en cohérence avec le style du film mais ça m'a gêné. Je trouve ce genre de scène inutilement risquée. A partir du moment ou l'idée est passé, et de belle façon, je commence à m'éloigner des personnages pour retrouver deux acteurs gigoter de leur mieux. En plan large, ce n'est vraiment pas évident. En général, c'est ennuyeux et/ou ridicule. Sauf pour les films érotiques, mais ce n'est plus le même objectif. Dans ce cas précis, j'ai trouvé que ça cassait un peu la magie des préliminaires. La scène a ses ardents défenseurs.
Suit une belle séquence familiale un peu dans le ton du dernier film de Philippe Lioret, un autre film sensible sur la perte, le deuil et le devenir adulte. Le film s'achève sur un dernier retour sur la colline de St Cloud qui se fond enfin, par la grâce des fantômes apaisés, avec Primrose Hill. Et la vie continue, comme on dit.
Il serait gonflé de parler de Primrose Hill sans mentionner sa bande sonore. Il faut avouer que, tout en aimant le style, je ne suis pas un grand connaisseur de la pop anglaise. Je considère aussi que la grande force du film est de ne pas rendre les chansons de Martin Newell, The Adventure Babies, The Little Rabbits (eux je connais) et autres Felt, trop envahissantes. Ils baignent le film qui, d'une certaine façon, est lui-même construit comme un de ces morceaux pop. Son atmosphère, son charme mélancolique, est celui de ces chansons que l'on a aimé et qui passent l'usure du temps. Ceci achève de faire de Primrose Hill une oeuvre attachante, littéralement remarquable.
And after all this time
To find we're just like all the rest
11:02 Publié dans Nuit blanche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mikhaël hers, court métrage
24.09.2008
Nuit blanche du cinéma : Bande annonce
Samedi 25 / Dimanche 26 octobre 2008 - à partir de minuit
Cinéma Mercury
16, Place Garibaldi - Nice
14:04 Publié dans Nuit blanche | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : programmation, nuit blanche, cheng chang-ho, kôji wakamatsu















