25.10.2008

La grande soirée du super8

 

20h30 – Théâtre Trimages

Soirée super8

Partie 1

Satané film expérimental (film surprise)

 

La collection Insomnie – Production Regard Indépendant

 

Incendie un film de Nathalie Portas – Avec Hélène Lombardo et Benjamin Menasce – Bande son : Fred Houam

Une jeune femme ne peut oublier les tortures infligées par un docteur pervers lors du traitement de son insomnie ; pour les dépasser, il lui faudra chasser le souvenir du docteur lui-même.

L'insomnie du vampire un film de Antoine Banni – Avec Karine Alléon, Elizabeth Diez, Nathalie Portas.

Insomniaque, une femme-vampire accepte de jouer dans un remake de Nosferatu.

Dors Tranquille Lambert un film de Xavier Ladjointe – Avec Jean Loup Manassero Musique : Pierre Brindjonc

Jean Lambert est frappé d'insomnie. De terribles cauchemars polluent son sommeil. Mais comment peut-il endormir sa conscience écologique....?

Parallèle un film de Alexandre Modica - Avec Alexandre Modica - Musique : A84

L'histoire se déroule dans un souterrain, où nous partageons, le temps d'une nuit, la vie d'un être aux apparences étranges. Nous y découvrons progressivement ses souffrances liées à un environnement difficile.

Insomnie circulaire un film de Sébastien Antoine – Avec Raphael Vaillant, Emmanuelle Antonin - Musique : Sébastien Antoine

Elle tourne et repasse dans ma tête. Prisonnier du silence, impossible de dormir sans entendre le crépitement des flammes.

Faust un film de Tristan Bonnargent

Un scientifique désabusé accepte de vendre son âme au diable.

Les nouveaux enfants un film de Yannick Lecoeur

La Chine : 130445010 habitants… le terrain de chasse rêvé pour un vampire affamé.

Le démon à ma porte un film de Vincent Ducard

Une nuit de cauchemar pour une fille poursuivie par un minotaure.

Shi miàn un film de Yim Tsang

Je te recherche pendant mon insomnie, et si je m'endors? peut être, on se verra en rêve.

 

Intermède Lady Flo : cabaret burlesque

Bye-Bye, Mein Lieber Herr.
Farewell, mein Lieber Herr.
It was a fine affair,
But now it's over.

 

Partie 2 La collection Insomnie (suite)

Gnack ! De Nicolas Deliau et Roxane Petitier – Avec Roxane Petitier - Musique originale : Nicolas Deliau.

L'itinéraire absurde, entre les murs, d'un sommeil agité.

Nuit fatal un film de Philippe Frey et Elisabeth Vissio – caméra Yoan Boselli - Avec Marianne Philipps, Elisabeth Vissio et Philippe Frey.

Un couple s'ennuie, l'un veut dormir, l'autre a une insomnie mais une intruse s'incruste chez eux...

Tu n’as rien vu un film de Romuald Poretti

Birabalou, Bouksen, Masqueray, Bougaouden, je n’ai rien su, je n’ai rien lu, je n’ai rien vu.

Un somme un film de Anthony Gandais

A la recherche du sommeil…

Les insomniaques un film de Nicolas Clair

Un espace trouble pour les insomniaques.

 

Two from Straight 8

Gesundheit un film de Will & George

Le « Teaser » des Straight 8 pour Cannes 2008. Une bataille entre maladie et remède au coeur du corps humain, avec d'incroyables séquences d'effets spéciaux et de moins incroyables effets de mise au point.

Bike film too un film de Ed Sayers

Le fondateur des Straight 8 a réalisé ce petit documentaire sur la « Fireflies », une course de vélo caritative à travers les Alpes. C'est une course caritative pour soutenir Leuka, association de lutte contre la leucémie. Nous suivrons les 60 cyclistes qui courent pour Leuka chaque année, du point de vue d'un homme qui bénéficie du travail de cette association.

 

Intermède Lady Flo : cabaret burlesque

But I prefer a man who lives
And gives expensive jewels
A kiss on the hand may be quite continental
But diamonds are a girl's best friend

 

Straight8 2008 – Cannes reel

The last trip un film de Malcolm Finlay

La charmante histoire d'un village gallois qui travaille à envoyer leur ami dans l'espace. A titre posthume.

Connections un film de Steve Oram & Nick Lear

Une comédie à partir d'une chanson sur un homme cherchant l'amitié dans une figure paternelle.

Robot un film de Matthew Keen

L'histoire chaleureuse d'un robot au chômage et rejeté qui cherche sa place dans le monde.

Piece of heaven un film de Felix Alejandro Barbosa Vazquez y Yuri Misael Barbosa Vazquez

Une histoire héroïque de la campagne mexicaine. D'étranges lunettes arrivent dans un village, donnant aux habitants une troublante image des cieux.

Springlove un film de Herrjaapmans

À Amsterdam, en « stop-motion », deux personnages ont rendez-vous.

The getaway un film de David Padadac, Dermot Power & George Georgiou

Comédie d'action en carton découpé, une ville de comic book en studio.

About Vincent un film de Peggy Anne Berton

Le monologue sec et dérangeant d'une femme qui raconte son histoire d'amour avec Vincent Gallo.

Looking for Marilyn' un film de Anna Blandford et Anna Valdez Hanks

Le portrait intime d'une femme qui ressemble à Marilyn Monroe. Mais quand tout le voisinage s'habille de la même façon, les papparazzi s'en désintéressent. Méditation burlesque et tragique sur la célébrité.

Fish stew showdown un film Deben Dickinson

Des moines modernes portant des Adidas retrouvent une colonie de sorciers sur une colline pour un ragoût de poisson.

Black whispers in an elephant sky un film de Oliver Ralfe

Une sombre histoire surréaliste et romantique, le renversement des rôles dans un couple avec Julia Davis et Rich Fulcher

Scrap paper – un film de Andrew Jive

Un voyage ambitieux et animé à travers New-York City à base de papier découpé, de photographies, de paysages imaginés et d'une bande son rock !

Graveheart ― un film de Nick Rutter, Noah Rutter and Ben Richardson

Un amoureux jaloux revient d'entre les morts pour se venger. Personne n'est à l'abri ! Une histoire d'horreur avec d'intelligents effets spéciaux.

 

Intermède Lady Flo : cabaret burlesque

Why don't you do right
Like some other men do
Get outta here
Get me some money too

24.10.2008

Entretien avec Philippe Serve (CSF)

 

Sur le fil, voici l'entretien accordé par Philippe Serve, de l'association Cinéma sans Frontières, qui fera partie de la table ronde de samedi.

Peux-tu nous présenter Cinéma sans Frontières (objectif, fonctionnement, esprit) ?

Qui sommes-nous ?

Association à but non lucratif (loi de 1901), CINEMA SANS FRONTIERES existe activement depuis la rentrée 2002. Nous entamons donc notre 7ème saison en continuité.

Basée depuis nos débuts au cinéma d’Art et Essai Le MERCURY, 16 place Garibaldi à Nice, le changement de propriétaire suite au rachat du cinéma par le Conseil Général des Alpes-Maritimes n’a en rien modifié notre présence dans ce haut lieu de la Cinématographie niçoise.

Construite au départ autour de quatre personnes, ce sont aujourd’hui huit bénévoles qui gèrent les diverses taches afférentes à l’Association. Parmi ceux-ci, la moitié est composée d’enseignants. On trouve également une traductrice-interprète, une informaticienne, une doctorante en biologie et un animateur-conférencier.

Que faisons-nous ?

CINEMA SANS FRONTIERES s'est donné pour mission de monter diverses activités en rapport avec le Septième Art.

Notre projet global s’inscrit dans la durée, avec l’ambition de toucher des publics variés qui n’ont pas forcément accès au cinéma de qualité. Notre activité se décline en plusieurs volets destinés à rythmer l’année de notre association :

  • - une formule de type CINE-CLUB pluri-mensuel, qui se décompose en trois éléments : présentation (du réalisateur, du contexte historique, politique, cinématographique, etc.), projection du film lui-même, puis débat avec le public. Ces trois éléments sont pour nous indissociables car ils permettent d’aller au-delà de la simple vision d’un film qui reste souvent un acte de consommation relativement passif, et d’analyser en profondeur le langage des images. La règle d'or de notre association et de nos débats est : « La parole appartient au public », ce qui montre bien notre souci de redonner à celui-ci un rôle actif. A CSF, pas d’animateur monopolisant la parole ou pontifiant ! Nous tenons aussi beaucoup à l’ambiance de nos séances, décontractée, amicale et où l’humour a tous ses droits.
  • - La programmation favorise bien entendu les films de qualité émanant de cinématographies nationales peu représentées en salles, les films non-sortis localement ou trop brièvement, les premiers films et, environ une fois par mois, des films cultes, grands classiques oubliés, etc.
  • - Un FESTIVAL THEMATIQUE ANNUEL. Celui-ci a connu au printemps 2008 sa sixième édition. Après Les Grands Classiques du Cinéma Chinois, Les Grands Premiers Films, L'Amour dans tous ses états, Le Cinéma au rendez-vous de l'Histoire, Les Enfants et le Monde, ce dernier a eu pour thème Les Folies . Notre 7ème Festival se tiendra cette fois fin janvier 2009 autour de l’idée des Frontières..
  • - CSF a été partenaire en 2002 d'associations cannoises pour un festival Polar et en 2006 d'Amnesty International pour le 1er Festival cinématographique de cette dernière.
  • - Une collaboration régulière avec le MUSEE DES ARTS ASIATIQUES, musée du Conseil Général, a trouvé son pic dans l'organisation et l'animation pour celui-ci d'un Festival de cinéma indien (10 films), projeté au musée dans le cadre de son exposition Devi, Diva, les 7 voiles de Bollywood.
  • - Un SITE INTERNET : http://cinemasansfrontieres.free.fr/. Un abonnement par RSS est désormais possible.
  • - La tenue de CONFERENCES SUR LE CINEMA. Après L'âge d'or du cinéma indien (1950-70) la saison passée, ce sera cette année L'Expressionnisme au Cinéma qui s’inscrira dans un Regard porté sur ce thème et agrémenté de la projection de trois films.
  • - A partir de cette saison, une nouvelle activité, le CINEMATELIER de CSF, réservé aux adhérents et gratuite. Une séance par trimestre (pour commencer) consacrée au décryptage des techniques de cinéma, notamment de mise en scène, à l’approfondissement de certains points évoqués lors de précédents débats et à la présentation de documents visuels inédits.
  • - Cinéma Sans Frontières est membre fondateur du collectif CINEAC (Collectif Interurbain pour une Nouvelle Expansion des Activités Cinématographiques).
  • - L'objectif global est de voir l'association progresser sans cesse, d'année en année, en développant de nouvelles activités et en améliorant celles déjà en place. D'élargir notre public, qu'il soit adhérent ou pas à l'association.


Comment s'élabore la programmation ?

Je suis le programmateur de CSF et, en cela, il m'incombe la tâche de trouver et proposer des titres au noyau actif de l'association (sorte de Bureau élargi, actuellement 8 personnes). Je partage néanmoins ce travail avec Josiane, autre animatrice qui, à ce titre, est aussi concernée de près par le choix des titres et qui a aussi l'occasion de voir pas mal de films ailleurs, en raison de ses déplacements professionnels.

 

Cinéma Sans Frontière a-t'il définit une « ligne éditoriale » et si oui laquelle ?

Oui. Celle-ci peut se résumer ainsi :

  • - Ouvrir au maximum sur le Monde. Cela veut dire essayer de présenter des films émanant d'un maximum de pays différents. Nous en sommes aujourd'hui à 41 pays pour 220 film proposés, soit un nouveau pays tous les 5,5 films. C'est là peut-être celle de nos actions dont nous sommes le plus fiers.
  • - Que les films présentés répondent à la fois sur le fond (thème) et sur la forme (réalisation cinématographique) à des critères de qualités.
  • - Que les films n'appartiennent pas, si possible, au domaine "film déjà énormément vu".
  • - Favoriser la découverte de nouveaux cinéastes étrangers, à travers leur premier ou deuxième film.
  • - Suivre la carrière de ces nouveaux cinéastes, en programmant leurs films suivants.
  • - Favoriser les films non sortis à Nice ou passés très brièvement.
  • - Refuser tout "tabou" concernant un cinéaste, un film, un pays, un thème, autre que les critères évoqués ci-dessus.
  • - Assurer des présentations qui ne révèlent rien de précis du film (pas de "spoilers") et qui apportent réellement un plus pour la vision à venir du film.
  • - Organiser des débats n'abordant pas seulement le/les thème(s) du film, mais aussi sa mise en scène (rarement fait ailleurs, hélas).
  • - Maintenir, en la provoquant, une excellente ambiance lors de ces débats. Garantir la tolérance (ce qui n'empêche pas la passion !), l'humour (même sur un film tragique), interdire les attaques personnelles ou les prises de position racistes.

 

Vous imposez vous des règles dans l'animation des séances et leur contenu ?

Oui, voir ci-dessus. J'insiste sur les points suivants :

  • - Grande rigueur dans la préparation des séances au niveau des acquis de connaissance (afin de pouvoir en transmettre le plus possible et de pouvoir répondre à toutes les questions, tout en sachant que nous ne sommes pas non plus des encyclopédies exhaustives !).
  • - Avoir un très grand respect pour les spectateurs intervenants au débat, même si certaines réflexions peuvent paraître "stupides" ou si quelqu'un se montre assez pénible, pour une raison ou une autre.
  • - Ne JAMAIS profiter de notre position d'animateur pour monopoliser la parole ou imposer notre point de vue. La parole appartient d'abord au public. Mais l'animateur peut s'exprimer en son nom personnel comme n'importe qui.
  • - Ne jamais laisser passer les interventions racistes et "maîtriser" les éventuels provocateurs.
  • - Ne JAMAIS pontifier. Rester humbles. Si nous avons la chance d'en "savoir un peu plus" sur certaines choses que nos spectateurs (par notre travail), notre devoir est de transmettre ce quelque chose de plus, le plus simplement du monde.
  • - Toujours penser à détendre l'atmosphère en pratiquant l'humour (bon, chez moi, c'est un réflexe naturel ;)

 

Qu'est-ce qui est le plus séduisant dans cette formule ? Et le moins ?

Le sentiment que même si le spectateur n'a pas aimé le film, il part en étant content de sa soirée car il aura assisté à un bon débat et aura appris quelques petites choses. Le plaisir de transmettre un savoir, c'est comme de faire un cadeau. Le seul point qui peut être frustrant découle d'un débat qui "ne prend pas" ou les gens n'ont rien à dire et ne disent rien. Nous refusant par principe à imposer un discours unilatéral, la séance peut tourner court. Mais ce n'est arrivé que 3 ou 4 fois en 220 séances.


Le cinéma : As-tu le sentiment que vos choix définissent un discours critique propre ? Et comment vous situez vous par rapport à la critique traditionnelle ?

Honnêtement, je ne saurais répondre à la première question. Je l'espère mais ce n'est pas à nous de le dire, seuls notre public pourrait répondre. Je pense cependant que c'est plus l'esprit, la manière dont nous le faisons que le discours critique lui-même qui marque notre différence. Nous nous situons dans le créneau de ceux qui défendent le cinéma de qualité, d'auteur, d'art et essai et (heureusement !) nous ne sommes pas les seuls. Mais la manière, elle, est peut-être différente. Et en cela je réponds un peu à la deuxième question. Nous espérons être moins élitistes, moins intolérants, moins pontifiants que la plupart des critiques traditionnelles. Nous n'encensons ou ne descendons personne (réalisateurs ou film) par principe ou par habitude. Nous partageons complètement la notion d'Auteur, selon les définitions généralement admises, mais sommes beaucoup plus réservés quant à la "politique de l'auteur" qui prétend qu'un mauvais Renoir ou un mauvais... Ford (?) est impossible et toujours meilleur qu'un bon film d'un "non-auteur". Autre différence avec la critique officiel (qui rejoint le problème de l'élitisme) : assurer de notre part un discours parfaitement compréhensible. Ne jamais hésiter à préciser ou expliquer un élément de base du cinéma. Nous conduire comme si notre public était composé de cinéphiles très pointus autant que de gens venant pour la première fois à une telle séance voir de tels films.


Les spectateurs : quels contacts développez vous avec eux ? Comment gères-tu les discussions souvent passionnées ?

Excellents contacts, très (et vite) amicaux. Une grande attention est portée à chacun, personne ne doit se sentir sur la touche, rejeté ou je ne sais quoi. Beaucoup de complicité avec les habitués qui représentent une majorité de notre public (en plus des adhérents). Une grande confiance réciproque aussi.

Pour les discussions passionnées, l'important d'abord est de ne parler que quand on a la parole et le micro en main. Ca évite le chaos verbal. Ensuite, la passion ne génère pas de problème. Passion n'égale pas agressivité, en tout cas pas à nos séances. Si je sens que l'ambiance se tend un peu (ça peut quand même arriver), je fais dévier le débat sur un autre sujet en empruntant une passerelle enveloppée d'humour. Faire sourire ou rire 30 personnes calme toujours deux individus un peu "chauds" et qui voient alors les limites du genre.


Quels sont les projets d'évolution du ciné-club ?

Comme dit plus haut, essayer d'évoluer sans cesse. La difficulté réside dans le manque de "mains". Essayer d'imposer l'idée qu'une association ne rime pas forcément avec la conception péjorative d'amateurisme. On peut (on doit) être amateur (bénévole) et totalement professionnel dans sa démarche, le sérieux de son travail, ses objectifs. Et "sérieux" ne veut en aucun cas dire "triste", "grave" ou "grosse tête" !


Cinéma sans frontières envisage-t'il des prolongations sur des supports papiers (revue) ou virtuels (blog, site).

CSF a déjà son site, mis en place et géré par Marie. Cela a constitué un gros progrès, l'un de ces paliers de progrès auxquels j'ai déjà fait allusion. Je rêverai d'avoir un support papier mais cela demande à la fois beaucoup de moyens financiers et surtout, encore une fois, de la disponibilité de main d'œuvre. Pourquoi pas un journal ou revue à plusieurs assoces, par exemple celles du Cinéac ?


Tu es également le créateur du site Ecrans pour Nuits Blanches et du blog A l'ombre du cactus flottant. Que représentent ces espaces par rapport à ton travail avec Cinéma sans Frontières ?

EPNB a servi (sans que je le sache à l'époque) de genèse au projet de CSF. C'est parce que j'ai eu envie de MONTRER les films sur lesquels j'écrivais et que je recommandais (ou pas...) que l'idée de créer CSF est née. Bien sûr EPNB était une aventure totalement personnelle alors que CSF est vite devenue une entreprise collective. Le site est à l'arrêt depuis environ 3 ans car la structure était très lourde et la moindre mise à jour me prenait des heures. Mais il est toujours en ligne et encore très correctement consulté.

Pour le blog, c'était l'envie de parler de tout et de n'importe quoi, pas seulement de cinéma mais aussi d'actualités, de politique, de sport, de musique, littérature, cuisine, etc. L'idée était aussi de rapatrier mes critiques les plus développées sur EPNB. Là aussi, il s'agit d'un espace purement personnel. Ce que je peux y dire ne doit pas engager CSF, même si je sais que pour pas mal de gens, mon image y est associé et sans doute l'inverse aussi.

J'ai dû interrompre ce blog pour des raisons de problèmes informatiques dans un premier temps puis de santé dans un second. Ensuite, je n'avais pas repris, un peu par paresse, un peu par manque de temps. Mais j'ai prévu de le réveiller en début d'année 2009 ! J'espère cependant qu'un échange s'établira avec les éventuels lecteurs car le truc "bouteille à la mer" sans retour est assez frustrant.

Une nuit avec Lo Lieh

Samedi à dimanche à partir de minuit

Cinéma Mercury

La nuit blanche des dix ans s'achèvera avec une des plus belles réussites de la Shaw Brothers, le studio chinois légendaire des films d'arts martiaux et de WuXiaPian (films de sabre) des 70's.

La main de fer (King Boxer)

Un film de Cheng Chang-Ho – Hong-Kong – 1972 – 104 min. couleurs – Production Shaw Brothers.

Avec Lieh Lo , Wang Chin-Feng , Wang Ping , Hsiung Chiao et Lin Tung

Le jeune Chi-hao est envoyé en ville pour s'entraîner sous la direction d'un maître d'arts martiaux réputé. Affecté dans un premier temps aux tâches domestiques, il acquiert progressivement les bases d'un style de combat qui pourrait faire de lui le vainqueur potentiel d'un tournoi très attendu. Mais un chef de clan sans scrupules, accompagné de son fils, met tout en oeuvre pour supprimer ce rival et les autres membres de son école, allant même jusqu'à engager une bande de mercenaires japonais pour les provoquer régulièrement. Chia-hao est victime d'une embuscade et se fait briser les deux mains. Infirme, il perd tout espoir de pouvoir pratiquer à nouveau les arts martiaux, jusqu'au jour où son maître consent à lui enseigner la redoutable technique de "La Main de fer"...

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S’il n’y avait qu’un film de kung fu des années 70 que vous deviez voir, ce serait sans aucun doute La main de fer. Ce bijou kitsch et très divertissant possède tous les ingrédients pour ne pas s’ennuyer. Une mise en scène très correcte, des combats violents à souhait, un nationalisme chinois anti-japonais caricatural à en être comique, une nihilisme inattendu, et la fameuse "main de fer". Parlons-en ! Cette technique de combat est enseignée au jeune héros pour défendre la justice. Dès qu’il la met en oeuvre, ses poings clignotent comme des gyrophares, et la scène est ponctuée de leitmotiv sonores funky à mort ! Difficile de garder son sérieux en visionnant cette classique histoire de justiciers.

Emmanuel Deslouis (Eurasie.net)

Le premier énorme succès en France pour un film de kung-fu, c'est bien sûr le mythique Main de Fer de l'obscur réalisateur (taïwanais !) Cheng Chang Ho. Et force est de reconnaître que non seulement c'était tout à fait mérité pour l'époque au regard de certains autres succès en France mais aujourd'hui encore il se regarde avec autant de plaisir tant il est bien construit, joué et filmé de façon impeccable.

Stéphane Pons (East Side Stories)

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23.10.2008

10 ans : que la fête commence !

Ce que nous demandons au cinéma, c'est ce que l'amour et la vie nous refusent, c'est le mystère, c'est le miracle

Robert Desnos

10 ans, forcément, le chiffre rond appelle quelques réflexions bien senties, retour sur le chemin parcouru, bilan sur une manifestation vouée au cinéma de notre région, évaluation (c’est à la mode) d’une action en direction de créateurs émergents auxquels, depuis 10 années, les Rencontres offrent une occasion de montrer leurs films. On pourra se pencher sur l’importance prise par la vidéo et à l’expérimental, l’intérêt manifesté aux nouvelles images, la récente passion pour le super 8. On notera aussi les ouvertures en direction du spectacle vivant, de la danse, de la musique. C’est une manifestation curieuse et ouverte.

Forcément, il me revient en mémoire la réplique de John Ford aux questions cinéphiles de Peter Bogdanovich : « Je ne vois pas du tout de quoi vous voulez parler ». Une façon de botter en touche la réflexion pour ne laisser place qu’à l’action. Place à 10 manifestations, avec leurs hauts et leurs bas. Plus de hauts que de bas car ce sont eux qui font que 10 ans après, les Rencontres sont toujours là et que, en ce que me concerne, j’ai toujours autant de plaisir à les préparer et autant de fébrilité à moins de 10 jours de l’ouverture.

Finalement les Rencontres, c’est assez simple. C’est une manifestation pour les auteurs, bien souvent faite par eux. Elles ou ils viennent avec leur film et la plupart du temps, nous voyons comment nous pouvons le caser. Pas de compétition, il s’agit juste de créer les conditions d’un premier contact avec le public. Le côté festif, les apéros, les débats décontractés, tout cela participe de l’ambiance que nous cherchons, plus ou moins consciemment, à donner.

Curieusement, de ce point de vue, les Rencontres n’ont pas tellement évolué depuis 1999. Les budgets restent modestes, le travail collégial, les choix arbitraires et assumés. La programmation, elle, est en constant mouvement. Si le repérage de nouveaux talents reste la colonne vertébrale, la place pour des expériences de cinéma hors des sentiers battus et hors du contexte régional est de plus en plus importante. En témoigne cette année la présence de Jérémie Lenoir ou de Gérald et de son étonnant long métrage.

L’axe de la production associative constitue désormais le moment fort de la manifestation. Samedi soir, ce sera la fête au super 8, avec 14 des 20 projets que Regard Indépendant à initiés pour la collection Insomnie. Nous sommes très heureux que l’Atelier du Film Court de Caen nous ait suivi dans cette aventure que nous entendons bien renouveler et amplifier.

Symboliquement, nous pourrons vous présenter en clôture le court métrage d’Aurélia Barbet, réalisé en 2004 dans le cadre de notre toute première série en super 8, et qui revient, gonflé en 35 mm pour faire la première partie du film de Paul Vecchiali que je remercie chaleureusement de revenir participer à notre anniversaire.

Je suis toujours amusé de voir comment la programmation se met en place sur des petits coups de hasard. Après Aurélia, Cédric Romain me contacte il y a peu pour me proposer un montage de Elle. Frédéric Nakache me prévient qu’il fait partie de la programmation d’Imagespassages. Et je découvre que Loïc Connanski y est aussi. Alors que nous avions renoncé à une sorte de réunion d’anciens combattants, ils seront (presque) tous là.

Ces 10e Rencontres seront donc placées sous le signe de l’amitié. Et je terminerais avec une expérience qui m’excite au plus haut point. Celle de la table ronde qui réunira samedi 25 à 16h00, non seulement deux amis cinéphiles niçois, Philippe Serve et Daniel Fimbel, mais aussi trois amis avec lesquels je discute cinéma passionnément depuis plusieurs années, à travers nos blogs. Cela fait un moment que j’avais envie de cette rencontre « en vrai », pour échanger sur nos pratiques cinéphiles, nos envies de voir des films, d’en parler et de les partager. Une envie qui nous tient à Regard Indépendant et qui a donné 10 Rencontres.

Vincent JOURDAN, président

Regard Indépendant

Fréquence partenaire

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22.10.2008

La photographie du jour

C'est la dernière. Pour gagner un passe Rencontres, à vous de trouver le titre du film, en VO ou en VF. Envoyez alors la réponse sur rencontres10@gmail.com. Le premier arrivé aura son passe réservé qu'il pourra retirer à première venue à la manifestation.  La photographie d'hier était tirée du film Le fantôme de la liberté de Luis Bunuel, une scène inoubliable. Voici la photographie du 22 octobre :

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C'est demain l'ouverture

Jeudi 23 octobre – 20h30

Le Volume

Ouverture : Court-métrages, musique et petits fours

Adhésion à la Source pour la soirée d’ouverture : 2€ (obligatoire)

Partie 1 :

SOK

Un film de Suzanne Cotto – 3 min. 38 – Autoproduit

Sur un coussin d'air ou en hélicoptère, elle a toujours les pieds sur terre

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Ghost

Un film de Séphane Coda – 6 min. 30

Avec Magali Maria et Bérangère Humblet et les membres du groupe Mueros (Matthieu, Chris, Philippe, Erik).

Un clip tourné avec un appareil photo numérique (canon 30d) sur une musique du groupe Mueros.

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In Limbo

Un film de Michelle Ettlin- 3 min. 45 - Animation

Un voyage en train, une conversation, un couple parle de leur fils. Mais pendant ce dialogue, le voyage prend un tour surprenant.

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Ramuschka !

Un film de Cédric Coppola – 3 min. 40 – Production Magma Prod.

Avec Leny Sellam, Christina Griseri, Serge Canton et Pauline.

L'amour n'est pas aveugle, mais il a ses raisons que le cinéma ignore... Et si Leny Sellam manie les langues, l'aveugle, lui sait manier la canne. À qui le cœur de la belle roumaine ?

Programme Mozinor – 15 min.

Pas de rencontres sans le maître du détournement avec au programme : Georges Brassens et la puissance de la fonk, les héritiers de 68, un Scoop, Pekin 2008, le petit potager et l'indispensable Chuck Norris facts.

 

Partie 2

Concert AGINOMOTO

(Chanson populaire mélodramatique)

« Spectacle musical où les comédiens sont des chansons qui se donnent la réplique. Deux interprètes multi-instrumentistes projettent sur l’écran de votre curiosité le festival de leurs pensées. Au final, au rythme de leurs numéros, vous aurez parcouru les steppes du Brésil et tutoyé Chuck Norris. »

 

Partie 3

Programme Straight8, une sélection des meilleurs films super 8 projetés lors des soirées londoniennes en 2008.

The knitted man - David Franklin & Alex de Castro

What mishka the bear saw in the woods : The untold story of the mysterious death of Yuri Gagarin - Philpott/Gale

Desert - Max Day

Gnomad - Sarah Thom & Sarah Toogood

PMT (poor matthew's tale) - Rebecca Macmillan

A life - Cecilie Owren

4 kilos de recuerdos - Faride Schroeder Lases

Me and my nothing - Big red button

Flummox - Lilly Lamia

La course (the race) – Sam Jarman, Max Lambert & Molly Beaven

Luzvania - Vidblain

21.10.2008

La photographie du jour

Attention, plus que deux jours pour gagner un passe Rencontres. A vous de trouver le titre du film, en VO ou en VF. Envoyez alors la réponse sur rencontres10@gmail.com. Le premier arrivé aura son passe réservé qu'il pourra retirer à première venue à la manifestation. Il fallait reconnaître hier Pola X de Léos Carax avec Deneuve et Guillaume Depardieu. Voici la photographie du 21 octobre :

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Soirée de clôture

Mardi 28 octobre – 19h30

Cinéma Mercury

Soirée de clôture

Sur invitation à demander à regardindependant@gmail.com

 

Pot de clôture au MuseaAv (16 bis place Garibaldi) à partir de 19h00 suivi de la projection du film En haut des marches de Paul Vecchiali précédé du court-métrage Cette femme à laquelle je pense d'Aurelia Barbet.

C'est avec beaucoup de plaisir que nous recevrons cette année encore Paul Vecchiali avec l'un de ses films les plus emblématiques d'une longue et riche carrière. Et c'est avec le même plaisir, mêlé de fierté que nous vous présenterons celui d'Aurélia, un des courts metrages realises dans le cadre de la premiere serie super 8 initiée par Regard Independant en 2004. Le film a pris ses ailes et nous revient en copie 35 mm sous le bras de sa réalisatrice. Une façon de boucler cette décennie sur une note d'espoir.

En haut des marches

Un film de Paul Vecchiali – 1983 – 92 min – Production Diagonale – Musique Roland Vincent.

Avec Danielle Darrieux, Helene Surgere, Francoise Lebrun, Nicolas Silberg, Sonia Saviange, Denise Farchy, Max Naldini, Michel Delahaye et Gisele Pascal.

1963 : Françoise Canavaggia est de retour à Toulon. Après bien des années d'exil. Veuve d'un ancien pétainiste, elle revient pour se venger de ceux qui ont dénoncé son époux. Au hasard de ses déambulations, elle se remémore le passé : 1931, l'arrivée du couple à Toulon; la guerre; la libération. Au gré des rencontres, des souvenirs, des fantasmes, ce sont 50 ans d'histoire qui ressurgissent.

« Deux femmes auront bouleverse la vie de Paul Vecchiali. C'est par bribes, par instants, par tranches de vie ici sacralisees qu'il choisit de rendre hommage a la premiere, sa mere ; et c'est la seconde qu'il choisit pour l'incarner, a savoir Danielle Darrieux. A cet aspect personnel et profondement intimiste viennent se greffer d'autres facteurs : le contexte geographique, mais egalement politique. Le tout se mele, se croise et se chevauche, la vie privee influence les evenements nationaux, et inversement. C'est le tissu du temps, l'egalite du regard sur l'histoire. Et en l'occurrence, les pupilles de Vecchiali voient juste. »

(Axel Cadieux, Cadrage juin 2005)

Le site de Paul Vecchiali

Le film vient de sortir en coffret DVD avec deux autres oeuvres du réalisateur.

20.10.2008

"Les répliquants" à Nice

Lundi 27 octobre - 19h30

Théâtre Trimages

La Réplique et Les Films du Tambour de Soie présentent

Les Répliquants un film de Judith Cahen

Film – document réalisé d’après les travaux du stage AFDAS de formation professionnelle « L’acteur intégral, de la scène à l’écran », Co-financé par la Région PACA, dirigé par Béatrice Houplain en avril 2007, à Marseille.
La première projection a eu lieu le 21 juillet à la Maison Jean Vilar à Avignon.
« Ce film est un laboratoire cinématographique qui articule une réflexion  sur le thème de l’acteur de la scène à l’écran.  Une métamorphose du plateau de théâtre au plateau de tournage.  Matériau à montrer ou à questionner. » 

Les Répliquants répliquent” note de présentation par Judith Cahen 

« Les  Répliquants »,  c’est  un  drôle  de  film  que  j’ai  monté  à  partir  des  captations  de  travail  d’un  atelier  que  Béatrice Houplain m’a proposé d’animer avec elle, sur le thème de  “L’acteur intégral, de la scène à l’écran”…
Pendant cet atelier, j’ai cherché à insuffler ma pratique du cinéma - devant et derrière la caméra - au sein de ce groupe d’acteurs, en incitant chacun à proposer la mise en jeu d’un “je”, porteur de questions, à la fois condition et perturbation du collectif… 
Autrement dit : Que se passe-t-il, si chacun accouche d’un “double cinématographique” - à l’instar de mon Anne de Buridan — à la fois moteur et tourne en rond d’un processus collectif de création ?
De ceci a découlé un canevas de fiction, au sein duquel le groupe d’acteurs travaille sans cesse sur la frontière vie / fiction, où les uns reprochent aux autres de délaisser la réalité amoureuse pour le théâtre, tandis que les autres, séduits par le vent de folie du tournoiement des questions, peinent à définir les limites du travail… 
Happé dans un cercle vicieux tragi-comique, chacun joue et déjoue son propre jeu, au sein d’une trame où l’on se renvoie les balles avec autant de fantaisie que de malice.
Judith Cahen
Juin 2008

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Judith Cahen (photgraphie source Le Monde)


« Conditions de naissance du film « les Répliquants » :

Dans  mon  partenariat  avec  la  Réplique,  collectif  d’acteurs  professionnels  sur  Marseille,  j’ai  été  amenée  à  diriger  deux ateliers d’acteurs, en tant que metteur en scène de théâtre et pédagogue sur la question du « jeu face à la caméra » et des différentes opérations nécessaires à l’acteur dit de «théâtre» pour passer à l’écran. 
Quand la Réplique m’a proposé ce troisième volet, comme un laboratoire cinématographique, il m’a semblé évident qu’il fallait que je propose à un(e) cinéaste de travailler avec moi à partir de ma réflexion sur l’acteur d’où le thème : « l’acteur intégral de la scène à l’écran ».
La place singulière du cinéma de Judith Cahen dans le paysage français et son double rapport d’actrice et de cinéaste (son rapport d’ubiquité devrais-je dire) m’ont convaincu de la pertinence de notre association. Très vite la condition de Judith pour participer à cet atelier était qu’elle soit actrice.
De mon côté, je souhaitais qu’il y ait de la matière filmique, de façon à laisser ouverts les possibles, à rendre plus concrète pour les acteurs l’expérimentation qui leur était proposée. Judith ne souhaitait évidemment pas, « faire un film », ni même dans un premier temps filmer. Je persistais à penser qu’il était important de tenter de filmer, en raison de la réflexion qui se menait et de la matière accumulée durant la première semaine, qui demandait à être questionnée. Le premier week-end fut décisif ; dès la deuxième semaine, le processus du « dedans - dehors » était éprouvé et traversé par tous à différents endroits.
J’ai  retracé  les  grandes  lignes  de  l’aventure  car  le  film  me  paraît  intrinsèquement  lié  au  processus  de travail.  C’est  ce  qui  en  fait,  selon  l’expression  de  Judith,  «  un  drôle  de  film  »  et  c’est  également  ce  qui  fait  l’intérêt aujourd’hui de le montrer et de l’interroger.»
Béatrice Houplain
5 juin 2008


Note d’intention de production

Depuis plus de quinze ans, Les Films du Tambour de Soie produisent des documentaires. Beaucoup de films autour des arts : des films biographiques, des  films  autour  d’expositions  ou  de  mouvements artistiques.  Des  films  qui  prennent  en  compte  la  volonté de transmettre une somme de connaissances, d’apporter un éclairage sur un artiste, de rendre accessible une œuvre. Des films de société autour d’enjeux qui traversent et animent notre époque. 
Au-delà  des  contenus,  nous  avons  souvent  exploré  des  formes  et  des  écritures singulières. Le  projet  de  Judith  Cahen,  « Les  Répliquants »,  intervient  à  ce moment précis de notre histoire, pratiquement comme un accident “parfait” : Il prolonge notre envie d'explorer des territoires différents - le thème du double et sa représentation au théâtre et au cinéma -  mais il constitue également une rupture essentielle, ambitieuse, qui  nous  pousse  à  plonger,  la  tête  la  première,  dans  un  long-métrage  hybride  et séduisant. La mise en forme sous forme narrative de ces images d’ateliers, à l’origine destinées à rester « documentaires », est portée par une réalisatrice de grand talent et soutenue par le collectif de comédiens "La Réplique", avec qui nous avons envie de partager cette aventure essentielle.

Alexandre Cornu, producteur – juin 2008

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