30.09.2008

Sur la piste de Koji Wakamatsu

Par Antoine Banni

Les films de Koji Wakamatsu n’ont que très peu été projetés en France. Les 10èmes Rencontres Cinéma et Vidéo à Nice seront l’occasion pour les spectateurs de Nice et du Comté, comme pour les organisateurs, de découvrir Quand l’embryon part braconner réalisé en 1966. À sa sortie en France, en 2007, il est aussitôt frappé d'une interdiction aux moins de 18 ans.

Quand l’embryon part braconner appartient à la veine du pinku eiga ou cinéma érotique japonais des années 60, qui a vu éclore « des œuvres cruelles et flamboyantes où les corps sont contraints dans des postures les plus baroques et où la caméra n’en finit pas de scruter les frémissements de la chair ». ( Dimitri Ianni)

Koji Wakamatsu est né en 1936 dans un village situé au nord de Tokyo. Après une enfance difficile, et une adolescence marquée par son désintérêt pour les études, il réussit son concours d’entrée au lycée agricole. Exclu au bout de deux ans, il fugue et s’installe dans le quartier de Shinjuku à Tokyo où il devient tour à tour apprenti pâtissier, ouvrier dans le bâtiment et livreur de journaux. Son tempérament bagarreur l’empêche de trouver des boulots stables et il dérive très vite vers la délinquance. Devenu yakuza, il est arrêté lors d’une rixe et passe six mois en prison.

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Photographie : Zootrope Films

Quelques liens pour vous inviter à découvrir la vie, l’œuvre et le Japon de Koji Wakamatsu.

Sur l’interdiction du film aux -18 ans : sur Chronicart et sur Ecran large

Sur le pinku eiga ou cinéma érotique japonais des années 60 : Lien

Contestation , violence et sexe dans les films de Wakamatsu : Lien

Entretiens avec Koji Wakamatsu à propos de Quand l’embryon part braconner : Lien 1 et lien 2

Journées cinématographiques de Saint-Denis 2006 : Lien

Festival de Berlin 2008 : Lien

L'Etrange festival : Lien

Biographie de Koji Wakamatsu : Lien

Site du film par le distributeur français : Zootrope films

29.09.2008

Ciné-blogueur : 365 jours ouvrables

Aujourd'hui, je vous propose de découvrir le blog 365 jours ouvrables dont le titre est aussi celui d'une chanson du groupe Diabologum. Créé et animé par Joachim Lepastier, c'est un blog de passerelles entre cinéma et architecture, graphisme, musique et photographie. Joachim fera partie des invités à la table ronde autour des nouvelles pratiques cinéphiles le samedi 25 octobre à 16h00, au théâtre Trimages.

Pouvez-vous présenter votre blog (son contenu, son objectif, son esprit) ?

Blog essentiellement axé sur le cinéma mais pas uniquement puisque "le cinéma, c'est ce qui rend la vie plus intéressante que le cinéma". Donc envie de décloisonner la façon de parler des films en les confrontant à d'autres oeuvres, d'autres disciplines (architecture, urbanisme, danse, poésie, football), d'autres expériences ou des souvenirs personnels.

Comment en êtes-vous venu à tenir un blog ?

En fait, je ne sais pas très bien. A la fois, le désir de "régulariser" une écriture, que ça ne reste pas sur des carnets ou des feuilles volantes. Mais aussi, l'envie de tenter l'expérience de la "bouteille à la mer", de jeter des billets qui finiront bien par rencontrer des lecteurs. Envie de parler d'oeuvres et d'expériences plus "secrètes" que celles que l'on lit dans les magazines et les revues et penser que ça intéressera bien quelqu'un quelque part. En fait, à force de lire les blogs, je me suis convaincu qu'ils étaient autant de "petites revues subjectives" et que pourquoi pas avoir la sienne?

Avez vous l'expérience d'un (ou plusieurs) autre media ?

Trois ou quatre chroniques radio sur Radio Libertaire mais sinon, c'est tout. Sinon, beaucoup d'envies de fonder une revue dans mes années étudiantes (92-98) mais découragé par la lourdeur des démarches. Le blog, c'est à la fois plus léger et ça a sans doute plus de lecteurs qu'une obscure revue papier.

Qu'est-ce qui vous séduit le plus dans les blogs ? Et le moins ?

Le plus: une constellation de "magazines subjectifs", les échanges"ping pong", les confrontations. Le moins: pas beaucoup de points négatifs. Pour moi, l'anonymat n'est pas un problème puisque j'ai l'impression que même si beaucoup de blogueurs choisissent des pseudos, l'endroit "d'où ils parlent" finit par être clair.

Vous suivez l'inspiration du moment ou vous travaillez vos sujets à l'avance ?

Plutôt l'inspiration du moment, mais évidemment des sujets "que l'on voit venir" (en gros, les gros films dont tout le monde va parler ou les festivals) donc on y pense un peu plus à l'avance.

Vous imposez vous des règles dans l'animation de votre blog et son contenu ?

Les règles sont plutôt dans la mise en forme: billets pas trop longs, équilibrer texte et images, penser à ce qu'elles se "répondent" bien. En fait, du point de vue graphique, chaque billet est un peu pensé comme un petit film avec ses règles de montage, de découpage, d'ambiance.

Combien de temps passez-vous sur les notes ?

2 à 3 notes par semaine. Quand les billets sont écrits d'une traite, en gros une demi-heure. Jamais plus de deux heures. Je passe parfois beaucoup plus de temps sur la recherche d'images ou d'extraits.

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Uccellacci e uccellini (Pier Paolo Pasolini - 1966) Source Wikipedia

Le cinéma : Avez vous le sentiment de développer un discours critique propre ? Et comment vous situez vous par rapport à la critique traditionnelle ?

Ce que j'écris sur le cinéma est très intuitif, mais peut-être qu'à force un discours émerge. Je me sens bien davantage dans "l'évocation" que dans la critique au sens traditionnel du terme. Je peux même parler de films que je n'aime que moyennement mais qui m'intéressent sur un seul point particulier que je choisis de mettre en avant. Par rapport à la critique traditionnelle, je pense que les blogueurs ont le luxe de ne pas être esclave du temps, de l'actualité, des "enjeux critiques" à la mode et laissent transparaître un rapport au cinéma plus vagabond et plus poétique que les critiques professionnels.

Les lecteurs : quels contacts développez vous avec eux ? Vous influencent-ils dans vos notes ? Êtes-vous sensibles aux remarques des commentaires ? Modérez-vous les commentaires ? Si oui, dans quels cas ? Comment gérez vous les échanges à l'intérieur des commentaires.

Les échanges les plus personnels avec les lecteurs se font plutôt par mail que via les commentaires. On est vite addict aux commentaires et on trouve qu'on n'en a jamais assez et surtout qu'il n'y a pas quantité d'échanges. Pour l'instant, pas la peine d'activer pas la modération des commentaires.

Passez-vous du temps à lire les blogs des autres ? Faites-vous beaucoup de commentaires, de liens ?

Beaucoup de temps de lecture. Je laisse des commentaires mais moins qu'il n'en faudrait (c'est parfois plus intimidant de répondre à quelqu'un que d'écrire pour son propre blog). Internet étant l'art du lien, je m'amuse de plus en plus en espérant, de clic en clic, faire partager d'heureuses découvertes à mes lecteurs.

Quel est votre meilleur souvenir de blogueur ?

Des mails encourageants reçus par des réalisateurs heureux d'avoir lus l'évocation de leurs films.

Comment aimeriez vous faire évoluer votre blog ?

Ce sera le blog qui me fera évoluer.

Quelques blogs que vous recommandez ?

Un paquet, mais outre mes confrères invités pour la qualité de leurs critiques et notre hôte de la table ronde, disons pour le cinéma : Cinématique, Far from Manhattan, Pouvoir corruption et mensonges, Eight dayz a week, r-s-c (ex-Château Rouge). Pour l'architecture: Architectures de cartes postales et Life without buildings. Beaucoup de blogs photos aussi (on découvre toujours des regards). Enfin, pour les humeurs et le style : Zvezdoliki, Chateau de sable, Ruines circulaires. Et puis pour doter à internet le regard universitaire qui lui manquait : Actualité de la recherche en histoire visuelle (http://www.arhv.lhivic.org/index.php/), un beau chantier de réflexion sur le Net, la télé, la fabrique de l'information et autres sujets qui constituent le quotidien des internautes, même si à l'instar de Monsieur Jourdain, ils se les coltinent sans le savoir.

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Bande à part (Jean Luc Godard – 1964) Source Lada et Georges

28.09.2008

Ciné-blogueur : Nightswimming

Nightswimming a fêté sa première année d'existence en juillet dernier. Créé et animé par EdSissi devenu Edisdead, est un blog cinéphile riche et varié, à l'éclectisme réjouissant. Ed a lancé une série de questionnaires permettant à ses lecteurs de faire le point dur quelques figures notables : êtes-vous... Tatiphile, truffaldien, antonioniste, etc. Ed sera l'un des invités à la table ronde sur les nouvelles pratiques cinéphiles qui se tiendra le samedi 25 octobre à 16h00 au théâtre Trimages.

Pouvez-vous présenter votre blog ?

Sur Nightswimming, je parle en premier lieu des films que je vois en salles, en dvd ou à la télévision. Je donne mon opinion sur chacun, le plus clairement possible, en espérant intéresser aussi bien les purs cinéphiles que les autres.

A ces notes, j'en ajoute de temps à autre de plus légères et plus propices aux échanges avec mes lecteurs. Celles-ci consistent à jeter un coup d'oeil sur l'ensemble de l'oeuvre d'un cinéaste ou sur une période donnée, comme lorsque je reviens sur les sorties de films en France en Septembre 83. Ici, le but est aussi de parler de la mémoire et de la position de chacun par rapport à une "histoire officielle" de la cinéphilie.

Comment en êtes-vous venu à tenir un blog ?

Depuis plusieurs années, je cherchais d'une part à garder une trace de tous ces films vus au fil des ans, comme un aide-mémoire, et d'autre part à faire partager mes goûts en la matière à mon entourage. Je suis passé de simples listes à des prises de notes sur papier et enfin à l'ouverture d'un blog.

Je n'ai vraiment découvert les blogs qu'à l'été 2007. Ce media m'a tout de suite semblé idéal par rapport à mes buts initiaux et j'ai franchi le pas en quelques jours seulement.

Avez vous l'expérience d'un (ou plusieurs) autre media ?

Aucune sinon depuis 7 ans une participation régulière à la rédaction du bulletin des adhérents du Cinéma Jean Eustache de Pessac, qui paraît trois fois par an.

Qu'est-ce qui vous séduit le plus dans les blogs ?

La possibilité d'affirmer des avis très personnels et l'extrême diversité des jugements qui en découle.

Le rapport étroit que l'on peut développer avec un lecteur et/ou un blogueur.

Et le moins ?

Cela prend beaucoup de temps et cela devient vite addictif.

Vous suivez l'inspiration du moment ou vous travaillez vos sujets à l'avance ?

J'ai décidé d'écrire sur chaque film que je vois. Même pour les notes plus générales, je ne prépare pas à l'avance.

Vous imposez vous des règles dans l'animation de votre blog et son contenu ?

Je ne parle que de cinéma (il y a cependant dans mon blog des traces de musique indépendante). Et même en restant dans ce domaine, je n'écris pas de notes d'information ou d'actualité et les billets d'humeur sont rarissimes. Je ne m'impose pas de règles quant à la régularité de mes notes.

Combien de temps passez-vous sur les notes ?

En moyenne deux heures par note, à raison de trois ou quatre notes par semaine.

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Parle avec elle de Pédro Almodovar (Source : Première)

 

Le cinéma : Avez vous le sentiment de développer un discours critique propre ?

Oui, comme tous ceux qui font un minimum d'effort pour expliciter leur rapport aux films.

Et comment vous situez vous par rapport à la critique traditionnelle ?

J'entretiens avec celle-ci un rapport de plus en plus distant mais respectueux, sachant que ma cinéphilie vient des revues et de la radio.

Les lecteurs : quels contacts développez vous avec eux ? Vous influencent-ils dans vos notes ? Êtes-vous sensibles aux remarques des commentaires ?

Il m'arrive assez souvent de me demander si tel ou tel lecteur va réagir en lisant la note que j'écris et de quelle manière. Je suis très sensible aux remarques. J'essaie d'y répondre aussi clairement et honnêtement que possible.

Modérez-vous les commentaires ? Si oui, dans quels cas ? Comment gérez vous les échanges à l'intérieur des commentaires ?

Les commentaires ne sont pas modérés. D'une part, cela permet une meilleure fluidité des échanges et d'autre part, je n'ai pas encore été la cible d'attaques malveillantes qui pourraient éventuellement me faire envisager la chose. De plus, lorsque l'on visite un blog et que l'on souhaite réagir, il y a un plaisir certain à voir son commentaire s'afficher directement.

Passez-vous du temps à lire les blogs des autres ? Faites-vous beaucoup de commentaires, de liens ?

Je limite ma liste de liens aux blogs cinéma que je visite régulièrement, que j'apprécie et avec qui j'ai des échanges. Je lis la majorité des notes publiées sur chacun d'eux et les commente le cas échéant.

Quel est votre meilleur souvenir de blogueur ?

Dans les premiers jours, la lecture de deux ou trois commentaires laissés par d'autres blogueurs qui m'encourageaient à continuer.

Comment aimeriez vous faire évoluer votre blog ?

Écrire des notes plus courtes, réfléchir au problème des photos et des vidéos, chercher à être le plus subjectif possible et proposer autre chose qu'une simple succession de critiques.

Quelques blogs que vous recommandez ?

Hormis ceux de mes trois amis :

Avis sur des films pour les notes concises sur des films oubliés

EightDayzAWeek pour l'éclectisme ludique

Le blog de Dasola pour la fraîcheur du regard

etc...

27.09.2008

Ciné-blogueur : Dr Orlof

Le blog du Dr Orlof est ainsi nommé en hommage au machiavélique docteur filmé par Jésus Franco en 1962. Le bon Docteur propose très régulièrement des chroniques au ton souvent mordant et toujours passionné depuis plus de quatre ans (un premier blog a disparu hélas). Pour les curieux, il existe une cave plus confidentielle consacrée à la littérature et la musique. Le bon Docteur (je ne sais si je peux ici briser son anonymat) sera l'un des invités à la table ronde sur les nouvelles pratiques cinéphiles qui se tiendra le samedi 25 octobre à 16h00 au théâtre Trimages.


Pouvez-vous présenter votre blog ?

Mon blog est une sorte de cahier où je consigne, jour après jour, mes impressions sur les films que je vois. Il n’a pas d’ « objectif » précis mais se veut éclectique (Jess Franco voisine volontiers avec Eric Rohmer !) et sans dogme (mais non sans mauvaise foi !).

Comment en êtes-vous venu à tenir un blog ?

Dès l’âge de 20 ans, j’ai eu le désir d’écrire sur le cinéma. J’ai longtemps consigné mes critiques dans de petits cahiers. Le blog est arrivé à un moment idéal, lorsque j’ai commencé à avoir le sentiment de tourner en rond dans mon perpétuel monologue. Mon frère m’a parlé d’une de ses amies dessinatrices qui connaissait alors un certain succès avec cette nouvelle forme de « journal intime » qu’était le blog. Du coup, j’ai décidé de publier mes critiques en ligne. Dans un premier temps, j’ai simplement « recopié » les notes de mes cahiers, puis j’ai très rapidement abandonné la forme « papier »…

Avez vous l'expérience d'un (ou plusieurs) autre media ?

Non. Mais grâce au blog, j’ai été invité à chroniquer les sorties DVD pour le site Kinok. C’est toujours le même média (Internet), mais il me semble que l’écriture pour un site ou un blog n’est pas tout à fait la même…

Qu'est-ce qui vous séduit le plus dans les blogs ? Et le moins ?

Le plus séduisant dans le blog, c’est l’interactivité. Avoir un retour direct sur ce qu’on écrit, c’est formidable et extrêmement stimulant. J’étais extrêmement complexé par les critiques que je pouvais faire autrefois (je le suis d’ailleurs toujours un peu lorsque je lis certains de mes voisins blogueurs dont j’admire le style !) et c’est peu dire que ce fut une libération lorsque j’ai vu arriver les premiers compliments. De la même manière, je connais finalement peu de véritables cinéphiles dans mon entourage et le blog m’a permis des dialogues très riches avec des gens que je ne connais pas mais qui partagent la même passion que moi pour le cinéma.

Je ne vois pas ce qu’il peut y avoir de « moins » séduisant dans le blog si ce n’est parfois une certaine « dépendance » qui me pousse à regarder les films moins par goût que par désir d’attirer plus de lecteurs avec des titres davantage « porteurs » (The descent plutôt que Naruse, par exemple). Mais à vrai dire, ça m’arrive très rarement et quand ça m’arrive, c’est que le titre « porteur » m’attire aussi…

Vous imposez vous des règles dans l'animation de votre blog et son contenu ?

Non, aucune règle. Au contraire, ce qui me plaît le plus dans le blog, c’est la totale liberté qu’il permet. Jamais je ne me sens tenu de faire une « critique » du film et même si je le fais moins ces temps-ci, je peux facilement dévier vers le billet d’(de mauvaise) humeur ou des impressions plus « intimes » et subjectives.

En ce qui concerne le contenu, j’ai créé un autre blog pour tout ce qui n’est pas cinéma mais je ne m’interdis pourtant pas de parler d’autres sujets que le septième art sur le Journal.

Combien de temps passez-vous sur les notes ?

Par note, je passe relativement peu de temps (en moyenne, une heure) et c’est très variable par semaine. Il m’arrive de pondre une note par jour mais je peux aussi rester silencieux pendant une semaine.

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L'horrible Dr Orloff de Jésus "Jess" Franco

 

Le cinéma : Avez vous le sentiment de développer un discours critique propre ? Et comment vous situez vous par rapport à la critique traditionnelle ?

On reste toujours plus ou moins dépendant de nos lectures et des revues qui ont forgé notre goût. Il serait donc très prétentieux de prétendre que je développe un « discours critique » totalement novateur. Néanmoins, il me semble que le blog (pas seulement le mien, ceux des autres aussi) m’a permis d’être plus libre par rapport au discours « institutionnel » de la critique (quand je suis certain d’aller voir un film, je ne lis plus les critiques avant de l’avoir vu). Je cherche à avoir une approche plus « intime » du cinéma, plus subjective que dans les revues traditionnelles mais je ne suis pas certain d’y parvenir…

Les lecteurs : quels contacts développez vous avec eux ? Vous influencent-ils dans vos notes ? Êtes-vous sensibles aux remarques des commentaires ?

Les lecteurs ne m’influencent pas dans mes notes mais comme je le disais plus haut, ils constituent selon moi le principal intérêt du blog et j’adore ce dialogue qu’il permet (même si c’est pour s’empoigner autour de certains films). Je suis très sensible aux remarques des commentaires même si j’aimerais m’en détacher lorsqu’ils sont blessants. Heureusement, je reçois très peu de commentaires résolument insultants ou hargneux : les lecteurs qui ne sont pas d’accord avec moi sont civilisés et préfèrent le débat à l’insulte…

Modérez-vous les commentaires ? Si oui, dans quels cas ? Comment gérez vous les échanges à l'intérieur des commentaires ?

Non. Aucune censure. A la limite (ça ne m’est jamais arrivé), je supprimerais les commentaires qui introduiraient de la pub ou des liens vers des sites n’ayant aucun rapport avec le cinéma ou le sujet de la note.

Passez-vous du temps à lire les blogs des autres ? Faites-vous beaucoup de commentaires, de liens ?

Chaque fois que je me connecte, je visite systématiquement (presque) tous les blogs que j’ai inscris dans mes favoris même si je ne laisse pas toujours de commentaires. Lorsqu’ils sont mis à jour, je lis généralement les nouvelles notes, même si ce n’est pas systématique.

Quel est votre meilleur souvenir de blogueur ?

Difficile à dire : le premier commentaire que j’ai reçu (lorsqu’il s’agit d’une personne qu’on ne connaît pas), les compliments qu’on peut me faire, les mails que j’ai pu recevoir, l’invitation à participer au site Kinok (des DVD gratuits, youpi !) ou encore celle qui m’a permis d’aller voir Jess Franco à la cinémathèque…

Comment aimeriez vous faire évoluer votre blog ?

Aucune idée. Simplement qu’il dure le plus longtemps possible sans que je me lasse…

Quelques blogs que vous recommandez ?

A part le tien (Inisfree) et celui des camarades Joachim (365 ouvrables) et Ed (Nightswimming)(sans flagornerie !) ; deux blogs cinéma me paraissent indispensables. Celui de Ludovic Maubreuil (Cinématique), dont j’admire le style et les intuitions lumineuses et celui du Dr Devo (Matière focale) dont j’aime le côté iconoclaste et la manière d’analyser les films sous le seul angle de la mise en scène.

J’aime énormément aussi celui de Charles Tatum, auteur d’un excellent livre sur Oshima et sur Macadam à deux voies aux éditions Yellow now et je regrette amèrement l’arrêt (provisoire ?) des blogs Notre musique et Série bis.

Mais il faut visiter aussi tous les blogs cinéma qui figurent dans mes favoris.

J’aimerais aussi signaler deux blogs géniaux, pas spécifiquement cinéphiles mais que j’aime plus que tout : Au carrefour étrange et Zines.

Il s’agit de deux collectionneurs fous qui mettent en ligne des documents incroyables et rares touchant à tous les domaines du bizarre et de l’insolite (littérature populaire, érotisme, fantastique, séries Z, pubs ringardes, pin-up…). Ca me rappelle un peu la revue de Jean-Pierre Bouyxou (une de mes grandes références !) Fascination : c’est tout simplement fabuleux !

26.09.2008

Table ronde cinéphile

Samedi 25 octobre 16h00

Théâtre Trimages

Un cinéphile se reconnaît, outre à sa consommation effrénée de films, à divers comportements tels que : l'achat de revues spécialisées et de livres sur le cinéma, la confection de listes, la collection de photographies et d'affiches, la fréquentation des festivals et le besoin impérieux de s'exprimer sur sa passion dévorante.

Les Rencontres Cinéma et Vidéo à Nice sont, à leur façon, l'expression de notre cinéphilie. Voir des films, donner à voir des films, rencontrer ceux qui les font, et puis en parler. Pour nos dix ans, nous avons eu envie de discuter de nos pratiques de cinéphiles et de voir de quelle façon elles se concrétisent aujourd'hui, à travers les nouvelles possibilités offertes par Internet mais aussi le besoin de revenir à des dispositifs plus anciens comme le ciné-club et le « cercle d'amateurs ».

Nous vous proposons donc une séance un peu particulière samedi 25 octobre à 16h00 avec la projection du film de Luc Moullet Les sièges de l'Alcazar. Un moyen métrage qui est un hommage aux salles de cinéma et une tendre critique de ceux qui les fréquentent avec passion. Une manière d'hommage à la Nouvelle Vague, qui prit son essor dans la critique. Une histoire d'amour aussi entre une critique de Positif et un rédacteur aux Cahiers du Cinéma. La guerre des sexes comme métaphore de la fameuse rivalité entre les deux revues. Ou peut être le contraire.

A l'issue de la projection, une table ronde réunira une noble assemblée de fondus du septième art composée de deux responsables associatifs, de l'un des fondateurs du Ciné-Café niçois et de quatre créateurs de blogs émérites.

Philippe Serve est l'un des responsables du ciné-club de Cinéma Sans Frontières. Animateur des débats, programmateur, il est aussi le créateur en 1999 du site Écrans pour une nuit blanche, collection de critiques au ton personnel, parfois iconoclaste quand il s'attaque à quelques monuments réputés intouchables. Philippe s'est également lancé sur la forme blog avec A l'ombre du cactus flottant. Cinéma Sans Frontières organise régulièrement des projection-débat au Mercury, deux festivals annuels et intervient sur des programmations ponctuelles.

Daniel Fimbel est la cheville ouvrière du Ciné Café de Nice. Cinéphile insatiable, il a adapté les formes des cafés littéraire ou philosophique à sa passion. Le Ciné-Café se réunit tous les premiers lundis du mois et l'on y débat, souvent avec vigueur des films du moment. Mais l'assemblée va au-delà de ces échanges en invitant des professionnels, en soutenant des manifestations et en proposant des études des scènes. La cinéphilie par l'exemple.

Le Dr Orlof est le créateur et rédacteur du journal cinéma du même nom, ayant eu deux formes et existant depuis quatre années. C'est un ensemble impressionnant de critiques et notations éclectiques qui brasse largement l'histoire du cinéma. C'est également la tentative de mise en avant de certains auteurs particulièrement appréciés à travers des séries d'articles sur Luc Moullet ou Jésus Franco.

Edisdead est le créateur et rédacteur du blog Nightswimming, existant depuis un peu plus d'un an. Collection de critiques là aussi très variées, c'est aussi un retour sur et l'exploration d'un parcours de cinéphile, une expérience qui se partage avec ses lecteurs.

Joachim Lepastier est le créateur et rédacteur du blog 365 jours ouvrables. « Spectateur professionnel qui entrouvre son cabinet d'amateur », Joachim a ouvert ce carnet très personnel qui mêle cinéma et architecture, graphisme, musique et photographie.

La table ronde sera animée par Vincent Jourdan, président de Regard Indépendant mais aussi créateur et animateur du blog Inisfree ouvert en 2004.

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Source : Gaumont

Trois ans après Blogs en stock, Regard Indépendant organise ainsi une nouvelle rencontre de blogueurs. Cet espace récent d'expression sur Internet offre de nouvelles possibilités, outre l'interactivité qui stimule les échanges, l'utilisation de supports comme les photographies, la musique et la vidéo permet d'envisager de nouvelles façons de parler des films.

Dépassant ce simple cadre, la table ronde proposera une réflexion sur ces nouvelles pratiques, comment elles sont organisées et vécues, la façon dont elles se situent par rapport à la critique « professionnelle », le rôle éventuel qu'elles peuvent jouer vis à vis des auteurs et le rapport aux spectateurs, ceux de la salle comme ceux devant l'écran, amenés à participer. Comme les seront les spectateurs de ce moment exceptionnel des 10e Rencontres.

A partir de demain, pendant trois jours, vous pourrez découvrir des entretiens avec les trois ciné-blogueurs afin de mieux connaître leur travail. et n'hésitez pas à aller leur rendre visite. les liens sont sur votre gauche.

24.09.2008

Nuit blanche du cinéma : Bande annonce

Samedi 25 / Dimanche 26 octobre 2008 - à partir de minuit

Cinéma Mercury

16, Place Garibaldi - Nice

23.09.2008

Quelques informations

Les 10 ans ne dérogeront pas à la règle. Après la torpeur estivale, la mi-septembre voit une accélération brutale dans l'organisation des Rencontres. Tout à coup, des films sont proposés en pagaille, de longueurs qui donnent mal de tête aux organisateurs tentant désespérément de finaliser une grille de programme. Nous voudrions faire plaisir à tout le monde, tout montrer. Chaque refus est un déchirement. Mais il faut avancer et donner, petit à petit, le visage des Rencontres de l'année.

Alors, ça se précise. A quelques détails près, le programme est bouclé. Vous trouverez une grille, susceptible de modifications selon la formule consacrée, en téléchargement sur votre droite.

Tarifs

Côté tarifs, nous jouons la continuité. Pas question d'entamer le pouvoir d'achat de notre public ! Le tarif reste à 4€ la séance et 3€ en réduit pour les étudiants, chômeurs et plus de 65 ans. Bien sûr, c'est gratuit pour les enfants. Un pass Rencontres est en vente à 20 €, comprenant l'adhésion à l'association et l'entrée à la nuit blanche des dix ans, dans la limite des places disponibles. Cette nuit, un évènement spécial, est au tarif défiant toute concurrence de 10€ pour sept heures de programmes, deux longs métrages et le petit déjeuner pour les plus résistants.

Pour la première fois, le pass rencontre est en pré-vente à 15€ jusqu'au 23 octobre. Pour bénéficier de ce tarif exceptionnel, il vous suffit de nous envoyer un message sur rencontres10@gmail.com avec vos coordonnées et vous pourrez retirer votre badge à votre première venue à la manifestation.

Invitations

Les Rencontres, ce sont aussi des moments totalement libres. Ouverture et clôture sont accessibles sur invitations et celles-ci sont nettement moins difficiles à obtenir que celles du Festival de Cannes. Il suffit, là aussi, de les demander par un petit mot sur rencontres10@gmail.com. Nous ne sommes limités que par les capacités des salles et vous pouvez retirer votre invitation à la caisse. Pour nos amis des associations partenaires, de nombreuses invitations seront disponibles.

Pratique

un document pratique en téléchargement sur votre droite vous donnera toutes les informations pour parvenir jusqu'à nous. Plan de l'accès aux salles, récapitulatif des tarifs, coordonnées complètes. Servez vous et, rendez vous à partir du 23 octobre.

22.09.2008

Ateliers Courts

Vendredi 24 octobre 21h30

Théâtre Trimages

Les Ateliers Courts constituent un nouveau genre de dispositif mis en place par les associations Héliotrope et Regard Indépendant avec le collectif La Réplique pour stimuler la création régionale. Ils s'inspirent de l'expérience des ateliers de La Réplique adaptés aux particularités niçoises, c'est à dire plus d'auteurs émergents et moins de comédiens. La première session a eu lieu à l'automne-hiver 2007 et a permit la réalisation de trois courts métrages que nous sommes heureux de vous présenter, après la première à Un festival c'est trop court en avril, dans le cadre des Rencontres. Nous espérons que le dispositif, essentiellement autofinancé, pourra trouver une forme pérenne.

Les Ateliers Courts combinent Formation, ateliers de pratique et résidence de création à destination des auteurs réalisateurs de la région de Nice. Parrainés par Thierry Aguila, ces Ateliers Courts ont offert une occasion unique à 3 auteurs réalisateurs de réaliser un court métrage élaboré par leur rencontre dans le travail, avec des comédiens professionnels, encadrés par des techniciens de l’image et du son. Au terme de l’appel à projets, les 6 candidats retenus ont participé à 2 journées de rencontre et d’atelier avec les comédiens de La Réplique. Puis, à l’issue du week-end d’écriture, 3 d’entre eux ont été sélectionnés pour poursuivre la préparation de leur film. Enfin, chaque court métrage a bénéficié de 2 jours de tournage et de 3 jours de postproduction (montage et mixage).

Vous pouvez suivre les détails des ateliers sur le blog : http://ateliercourt.hautetfort.com/

 

La revanche de la femme des sables de Nicolas NSB

2007, 5' 50

Avec Jean-Pierre Gourdain, Raphaël Thiers, Julie-Marie Grilli

Après le succès international de 'RAGE ATOMIK !', la compagnie DARKSTAR FILMS s'apprête à tourner un nouveau projet...

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Basculade de Stéphane Coda

2007, 7'

Avec Magali Maria, Roland Munter, Ralf Schutte

Un père retrouve sa fille agressée chez elle. Affolé, révolté, et bouleversé par >cette découverte, il l’accompagne aux urgences.

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3 cafés, s’il vous plait ! De Nazareth Agopian

2007, 11'

Avec Christiane Conil, Marie-Jo Gonzales, Raphaël Thiers

Trois personnages se croisent dans un café, toujours la même rengaine…

A travers Marie-Josée qui passe son temps à observer, à écrire et à enregistrer les autres, on va découvrir, le spectacle de leurs solitudes….et de leur rencontre !!!

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21.09.2008

Programmation en deux temps des Instants Vidéo

Dimanche 26 octobre 16h30

Théâtre Trimages

On en a déjà fait des bouts de chemin ensemble avec les Rencontres de Nice. On s’est tendu la main quand l’un trébuchait, on a cueilli et partagé tous les fruits ciné-vidéo que nous avons désirés, et maintenant voici que nous fêtons les 10 ans de cette épopée niçoise et tellement généreusement ouverte au monde, aux rêves de cinéma indépendant. Une preuve qu’il ne faut jamais s’arrêter en route. C’est le promeneur qui dessine le chemin.

Marc Mercier

1er (contre) temps

Conjugaison

L’art vidéo, comme la danse et la tauromachie, doit conjuguer sans relâche risque et rythme. Il faut qu’à chaque instant, le public puisse se dire « là, le film va s’écrouler », et dans le même temps « çà passe, ouf ».

 

Un corps vivant de Céline Ohannessian (France, 2008) 5’05

Un micro film, comme un film en macro, vient ausculter le corps et décomposer sa peau.

Rencontre (Pile et Face) de Hicham Lasri (Maroc, 2008) 5’

A l’endroit et à l’envers, une histoire d’amour et une rupture douloureuse.

Creating woman d’Anna Sieradzka-Kubacka (Pologne, 2008) 3’45

Comparaison de femmes, celles du quotidien et celles produites par les médias.

Khoreira de Caroline Beuret (France, 2008) 6’

Film-rencontre où se fondent performances musicales, dansées et écrites. Tissage de voix, de corps et de sons pour évoquer « juste ce que dans notre besoin de comprendre nous nommons la danse. »

Forêts d’Aïda Maigre-Touchet (Québec, 2008 ) 5’

Et si nous étions nomades dans notre territoire. Où les forêts résistent. Où les sentiers ont des sentiments. Dans Forêts, un corps avance. Il n’y a plus ni passé ni avenir. Juste des mouvements et des intensités.

Probably spam de Pierre-Yves Clouin (France, 2007) 1’02

Etre premier, c’est un métier.

La vie en rose de Pierre-Yves Clouin (France, 2007) 1’44

Je suis revenue spécialement pour vous.

Escalator de Pierre-Yves Clouin (France, 2008) 1’36

Escalator et flocons.

Motion de Robin Whenary (Angleterre, 2001) 4’30

Une toupie tourne et plusieurs actions quotidiennes se déroulent…

Imago mortis d’Antonio Poce et Valerio Murat (Italie, 2007) 4’30

Une vidéo qui poursuit la synthèse des arts en connexion avec les archives de la mémoire les plus cachées. A partir des peintures d’Italo Scelza, inspirées par le jour saint de Saint Ambroise, mélangées avec la voix et un texte poétique de John Giorno, cette vidéo vise à dissiper le sentiment de terreur face à un risque de catastrophe nucléaire.

 

2e (contre) temps

Les instants privilégiés

Une vidéo est un défilement d’images. Certaines ont un statut particulier, elles retiennent notre regard : elles sont cet instant privilégié où apparaît la profondeur. Tout s’arrête, mais rien n’est fixé, le film continue sa course. Cet instant pourrait même effacer d’un coup tout le reste du film, l’effacer de notre mémoire.

 

Neige d’Agnes Quillet (France, 2007) 3’16

J’avais cette matière vidéo qu’est la neige. La musique d’Alfred Schnittke m’a donné une histoire. Le film est né.

Les appartements de Pauline Horovitz (France, 2006) 7’

A travers la description d’appartements, le film traite sur un mode grave ou drôle et anecdotique, d’une tendance familiale à l’accumulation, au désordre et à la fuite.

Ma maison d’Estelle Fenech (France/Tunisie, 2008) 12’54

Histoires croisées. Quatre personnes nous racontent leur maison d’enfance et les souvenirs qu’ils y rattachent, alors qu’en parallèle se déroule en images le fil d’une autre histoire, celle de ma famille.

Breaking out d’Astrid Elisabeth Bang (Norvège, 2008) 2’15

Exploration des thèmes de la transition et de la transcendance réalisée à partir d’images de rêves.

Faces de Muhammad Ali (Syrie) 0’13

Shadows de Muhammad Ali (Syrie) 0’42

Verting de Muhammad Ali (Syrie) 1’28

Trois films d’animation proposés par l’atelier syrien All Art Now de Damas.

19.09.2008

Les Instants Vidéo Numériques et Poétiques

Dix ans, des amis. Les Rencontres Cinéma et Vidéo, ce sont les nombreux partenaires associatifs qui ont enrichi, année après année, nos programmations, apportant de nouveaux regards, ouvrant de nouveaux horizons. Les Instants Vidéo Numériques et Poétiques en font partie, et il serait impensable de fêter ces 10 années sans Marc Mercier, co-fondateur et directeur artistique, et les films qu'il nous apporte, pépites venues des quatre coins du monde.

Ce sont cette année les 21e Instants Vidéo Numériques et Poétiques sous titrés : « L'homme est terre qui marche »,

Avec son second congrès des specta(c)teurs, artistes vidéo, multimédias, musiciens, poètes, œuvriers des vignes et des arènes, écrivains des élans passionnels, créateurs de situations dionysiaques… non alignés (sur les critères du marché et du monologue culturel), qui se déroulera à Marseille du 6 au 11 novembre 2008.

Programmations internationales, exposition d'installations, concerts, performances, tables rondes, ivresses, émotions, réflexions…

Entrées libres.

D'octobre à décembre, les Instants Vidéo sillonnerons par l'ordre d'entrée en scène la Cisjordanie et Gaza, Caracas, Paris, Saint-Denis, Beyrouth, Nice, Damas, Marseille, Port de Bouc, Buenos Aires, Montréal, Martigues, Strasbourg.

L'ensemble de ces lieux forment une constellation de complicités délicieuses.

Fin septembre, vous pourrez télécharger le programme complet sur notre site.

La phrase du mois :
"Je refuse simplement de prêter des ailes à une existence qui les rogne en les réduisant aux moignons de l'espérance et aux envols simulés".

Raoul Vaneige

Visitez le site des Instants Vidéo en cliquant sur l'affiche. Lisez le beau texte d'introduction de Marc. Retrouvez-les à Nice le dimanche 26 à 16h00. Le programme détaillé suit.

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